Jeudi 16/09:2010 - suite
Ce matin, on s'est mis au fourneau, appliqué et ravi. Enfin ! La situation était en train de nous échapper. D'ailleurs je ne pensais pas que ça irait aussi loin, parceque le postulat commun voulait que tout était possible, nous allions reprendre notre pays ! Et puis ensuite, la déception, ou plus encore, le mot est faible, l'abîme entre nos attentes et le résultat... mais il n'y a pas que cela; peu à peu, on voyait bien que les poches où nous vivions rétrécissaient... Mais nous, nous ne sentions rien, alors que nous étions déchiquetés de partout.
Le ton va devoir changer maintenant, je ne peux faire autrement que de réagir, d'autant que les critiques commencent à venir de toute part. Il va falloir au moins changer de registre et éviter de prendre les gens pour des imbéciles, d'être arrogant en prétendant que ce sont les autres qui ne comprennent rien.
Ce matin donc, optimisme de rigueur; l'individu doit s'abolir dans le tout, les idées et les corps vont circuler, la voie est libre! ...Pourtant, une fois dehors, j'ai aperçu un type qui m'a paru bizarre. J'ai failli faire demi-tour.
Sources: Eric Aeschimann, Elodie Auffray, Alain Duhamel, Lorrain Millot - Libération.
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