Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 23:18

Jeudi 16/09:2010 - suite

 

Ce matin, on s'est mis au fourneau, appliqué et ravi. Enfin ! La situation était en train de nous échapper. D'ailleurs je ne pensais pas que ça irait aussi loin, parceque le postulat commun voulait que tout était possible, nous allions reprendre notre pays ! Et puis ensuite, la déception, ou plus encore, le mot est faible, l'abîme entre nos attentes et le résultat... mais il n'y a pas que cela; peu à peu, on voyait bien que les poches où nous vivions rétrécissaient... Mais nous, nous ne sentions rien, alors que nous étions déchiquetés de partout.

Le ton va devoir changer maintenant, je ne peux faire autrement que de réagir, d'autant que les critiques commencent à venir de toute part. Il va falloir au moins changer de registre et éviter de prendre les gens pour des imbéciles, d'être arrogant en prétendant que ce sont les autres qui ne comprennent rien.

  Ce matin donc, optimisme de rigueur; l'individu doit s'abolir dans le tout, les idées et les corps vont circuler, la voie est libre! ...Pourtant, une fois dehors, j'ai aperçu un type qui m'a paru bizarre. J'ai failli faire demi-tour.

 

Sources: Eric Aeschimann, Elodie Auffray, Alain Duhamel, Lorrain Millot - Libération.

 

Par gilles sivilotto - Publié dans : Journal d'un autre - Communauté : détournement créatif
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 11:12

Jeudi 16-09-2010

 

Tout à fait au sud, ce cousin contrarié de notre ami du jour accompli un beau travail de reproduction.

La cohorte évolue dans un décor apparement idéal, un pays merveilleux, mais aprés vingt-cinq ans, on dit que c'est un rétrécissement terrible.

Le chef cristallise contre lui une véritable haine personnelle qui submerge, inonde, s'épanouit dans les débats, imprègne ses partenaires transformés en ennemis inexpiables, immerge largement là où ceux qui lui sont hostiles battent tous les records, n'attaquant pas seulement le système, mais aussi leurs propres objectifs d'épanouissement. Il a une force phénoménale... mais de gros problèmes de digestion.

Elle, ne se sent bien que dans l'eau des piscines, des lacs et des mers. Les courants la portent, elle nage, sans savoir pourquoi elle nage. Elle aime cet univers où l'on n'a pas besoin d'être soi-même, pas d'identité arrêtée, pas de clôture, pas de chez soi. Souvent, elle paraît même absente, à côté de son corps.

Voyons le faire son petit malin: la procédure n'est pas encore enclenchée...d'abord le regard, fixe, borné, inévitable... 

Elle ne peut faire autrement que réagir. Trop tard; alors qu'elle est à sa hauteur, il la saisit au cou, commence à l'étrangler, la jette par dessus la barrière en rondins et roule sur lui-même jusqu'à vingt-cinq mètres plus bas. Elle tente de s'échapper, il la ratrappe par les pattes, la déshabille, l'agresse armé d'un couteau et d'un tournevis. Quand on a chevauché un tigre, il y a un risque qu'il vous amène au bord du précipice. Elle comprend vite qu'elle ne peut plus bouger. Il l'agresse à plusieurs reprises, elle persiste. A 23 heures pile, le contact s'interrompt. Ils remontent.

Dans l'allée, il la tient serrée à la taille, l'arme tendue au côté, on pourrait croire qu'il la soutient.

Ils s'éloignent, sans que personne ne les remarque.

 

Sources: Eric Aeschimann, Claude  Arnaud, Sylvia-Sabrina Champenois, rubrique mots croisés - Libération.

Par gilles sivilotto - Publié dans : Captures,transferts, amalgames - Communauté : détournement créatif
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 11:45

Mardi-22-06-2010

 

Je prends l’avion,  après avoir perdu  ma dernière  occasion  de montrer du panache et du courage.

Qui m’a laissé m’enfermer dans la paranoïa et la théorie du complot ?

Nous sommes tous énervés mais nous avons tous été complices, j'ai mal pour tous ces enfants pour qui nous représentons quelque chose, il faudra réparer mais pour l'heure, ne nous projetons pas trop loin.

Ce qui vient de se passer est intéressant dans la problématique qui est la nôtre, mais ce n'est pas le pire. Le pire est ceci:

Un homme se lève. Ensuite, une  des femmes les plus riches du monde; elle est au troisième rang.

Je ne peux pas lire, rien faire d'autre que l'écouter: elle me parle tout le temps.

 

 

Sources: Alice Géraud, D Schneidermann - L'Equipe, Libération

 

Par gilles sivilotto - Publié dans : Journal d'un autre - Communauté : détournement créatif
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /Jan /2010 21:20

Phrases au futur récoltées dans la presse écrite lundi 18/01/2010:

 

Le temps redeviendra calme, mais on attend de nombreux brouillards et nuages bas au lever du jour. Les nuages bas auront bien du mal à évoluer. Le pire est devant nous. Les langues glaciaires s’avançant dans les vallées peuvent être couvertes de débris.

Le continuum va faire place à une société de corps séparés. Son écroulement est également une perspective redoutée par les scientifiques. Mais l'onde de choc est profonde, alors, ce château de cartes va se casser la figure. Il sera irrécupérable, il faudra le démolir, mais les habitants seront sauvés.On va devoir s’habituer à lui redonner de la fraîcheur.

 

Avant l’état était défaillant, depuis, il n’existe plus, physiquement. La violence et l’insécurité ne vont pas disparaître avec lui. Il est en train de se détacher du principe jusqu’ici immuable de l’alliance. Ce nouveau bloc devra envisager la coordination de son action à l’échelle internationale. Il y a une volonté de ne pas trop le solliciter. Il faudra qu’on le gère de manière ponctuelle, et lui va devoir accepter de jouer avec quelques douleurs. Mais là on va avoir besoin de démontrer notre talent à nouveau. Ses promesses se traduiront elles en acte ? Il n’en sera rien, pour les décisions décisives, il faudra repasser.

Il faut nager pour s’en sortir. Qui acceptera ? Personne bien entendu ! Les projecteurs se braqueront évidemment sur les «miraculés ».

Eclairer ensemble l’avenir?  L’équation sera infiniment plus délicate. Les deux prochaines années seront des années redoutables, il faudra marquer les esprits pour se projeter vers 2012. On s’y attaquera dans quelques semaines, si l’on a vraiment les moyens. Les grosses difficultés vont venir dans quelques semaines, c’est à dire demain.

Le temps presse, il permettra peut-être de ne pas désespérer tout à fait des hommes. Qu’ils viennent vite, nous les accueilleront à bras ouverts!

 

Sources: Libération, Le Monde, Le Figaro du 18/01/2010

 

 

 

Par gilles sivilotto - Publié dans : Les prévisions de Carla Mazder - Communauté : biennale d'art contemporain
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 15:01
Samedi 21-11-2009

Visiblement, elle est contente de me savoir arrêté. Elle n’était pas dupe, ça se comprend: Je ne travaillais pas, je lui disais de faire attention, que ça allait mal finir… Et puis toutes ces lettres envoyées aux médias, c’était indécent. D’ailleurs, moi même je ne veux pas croire que la personne qui les recevait pouvait croire que j’étais dans la nature en train de me cacher. Impossible de rester aussi longtemps dans les bois en ce moment; sans toit, on ne tient pas dehors ! Il fait pourtant si beau dans la journée.



Par gilles sivilotto - Publié dans : Journal d'un autre - Communauté : Création contemporaine. Art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Blog-revue de presse de Gilles Sivilotto, complément du blog d'essais sonores jour-le-jour/audio.
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus